CSS 2, pratique du design web

Raphaël Goetter, webmestre du site Alsacréations, qui fait partie des sites de référence en français sur les CSS, a sorti son livre : CSS2, Pratique du design web. Et je l'ai acheté, sur la base de plusieurs motivations, telles que : apprendre encore sur les CSS, avoir un bouquin de référence en français, arrêter de répondre à toutes les questions de mon homme qui débute en CSS et qui me perturbe quand je réfléchis à la meilleure manière de coder tel ou tel document, ou encore permettre à l'auteur, dont j'ai abondamment utilisé les conseils et tutoriaux, de toucher quelques droits d'auteur ma foi bien mérités.
Et après lecture ? Je pense que c'est un excellent bouquin pour les débutants en CSS2, et tous les webmestres qui ont trop longtemps travaillé avec des frames, des tableaux, et des logiciels graphiques comme Dreamweaver ou FrontPage, et qui veulent se mettre à faire du code propre, respectueux des standards et accessibles au plus grand nombre d'internautes, y compris ceux qui sont handicapés. Raphaël Goetter pose clairement le sujet. Le rappel des règles de base du HTML est loin d'être inutile, et la progression pédagogique pour s'approprier le fonctionnement des CSS plutôt bonne. L'ensemble du bouquin permet de se jeter à l'eau, et un peu plus.

Pour ma part, j'y ai enfin compris clairement la technique des "portes coulissantes", utile notamment pour faire de chouettes menus avec des images, et comment intégrer des contenus dans des cadres graphiques sympatiques s'adaptant à la longueur du texte.

En revanche, je déplore l'absence d'explication sur les DTD (Document Type Definition), ces quelques lignes de code barbares en tête de toute page HTML, qui sont un vrai casse-tête chinois pour les débutants : à quoi ça sert, lequel choisir, quelles incidences cela a-t-il sur le comportement des navigateurs et les contraintes de codage ??? J'ai mis du temps avant de savoir répondre (en gros) à ces questions, et surtout à décider quel(s) DTD utiliser pour mes besoins propres, en fonction du type de site développés.
J'aurais bien vu aussi un petit chapitre sur les outils du développeur. Pas évident là non plus de choisir avec quoi écrire son code et ses feuilles de style (je donne quelques réponses à cette question cruciale dans les pages de ce blog).

Bref, une bonne base, mais qui mériterait d'être complétée... et qui ne me dispense pas encore tout à fait de répondre aux questions de mon homme... Encore un effort, Raphaël !

Libellés : ,

Benjamin Laible vous invite dans son petit monde


J'aime bien le site de Benjamin Laible. Les images floutées sont chaleureuses, la mise en page est sobre et claire, et l'utilisation du flash est discrète : jouez donc avec la tasse de café de la bannière, ou laissez-là se vider puis se remplir toute seule durant votre consultation des pages. Un clin d'oeil au nombre de tasses qui seront nécessaires pour soutenir le graphiste durant la création de votre futur design de site ?

Libellés :

Concevoir des sites qui marchent

C'est le propos du blog de Ben Hunt, Web Design from scratch. Ancien web designer et développeur, il se consacre désormais au conseil et à l'analyse de sites. Ses activités professionnelles sont présentées sur le site Scratchmedia. Dans son blog, il rappelle la vocation du design web (mettre l'information en valeur et permettre sa bonne consultation par les internautes), et un certain nombre de techniques de base. Il analyse aussi les tendances du design actuel (dans la rubrique "Graphic Design" en particulier) : une démarche intéressante qui démontre notamment qu'on s'achemine vers de plus en plus de simplicité, de pureté, de dépouillement dans le design de pages web. Pas seulement parce que c'est plus beau. Surtout parce que c'est plus efficace !
A suivre.

Libellés :

Visitez Le Louvre


Nos musées nationaux, les expositions qu'ils organisent, et désormais leurs sites web, sont de plus en plus, et de plus en plus visiblement, "soutenus" - c'est à dire financés - par des entreprises privées, qui en profitent pour se faire leur publicité.

En tant que fan de musées et de belles pages web, je ne peux que me réjouir du nouvel élan que cela a donné à nos musées, dont les locaux, les activités et la présentation se sont dynamisés, pour être désormais à un niveau de qualité comparable à celui des plus grands pays du monde. Cela s'impose pour un pays qui est encore en 2005 la première destination touristique mondiale (voir le papier de France 3, qui reprend les éléments que j'ai lus dans la presse ces derniers jours).

En tant que citoyenne, je m'interroge. Certes, l'art a toujours vécu grâce au mécénat. Mais est-il normal que l'entretien et la présentation de notre patrimoine national soit dépendant d'intérêts privés ? Je n'ai pas de réponse à cette question, et je ne sais pas dans quelle mesure les entreprises influencent ou non les choix qui sont faits, en matière d'expositions notamment. Et peut-être mes inquiétudes sont-elles sans fondement.

En tant que visiteuse, je trouve que la présence des mécènes est de plus en plus visible, et cela me gêne, accentuant cette impression d'un monde entièrement marchandisé et régi par des intérêts purement commerciaux...

En attendant, les pages du Louvre sont assez réussies. Claires et lumineuses, elles donnent envie de venir visiter. L'information est plutôt bien présentée, et facilement accessible, ce qui n'est pas forcément simple lorsqu'elle est foisonnante. L'ambiance, spécifique, est cependant cohérente avec les brochures du musée. Et même si ça n'a rien à voir avec le webdesign (quoique... tout ce qui éduque l'oeil à la beauté y contribue certainement), je pense qu'il ne faudra pas manquer la rétrospective Ingres, du 24 février au 15 mai 2006. En tous cas, je vais me débrouiller pour y aller !

Libellés :